Pourquoi une offre européenne publique ?

Souvent précurseur, le Luxembourg est un pays à la pointe des avancements technologiques, industriels et sociaux en Europe. En revanche, le secteur de l’éducation, malgré de grands efforts dans tous les secteurs, peine encore à se libérer d’un certain nombre de traditions pourtant révolues.
L’offre européenne publique mise en place par l’actuel ministre de l’Éducation nationale vise précisément à remettre l’enseignement public sur les rails du 21e siècle. Ainsi, l’offre européenne publique répond à bien des besoins évidents de notre société, des familles et des enfants d’aujourd’hui.

 

• L’offre européenne publique englobe les volets primaire et secondaire et offre ainsi un cadre cohérent pendant toute la scolarité.
• Elle est soumise à l’agrément du Secrétariat Général des Écoles Européennes qui agit comme garant de qualité externe.
Au niveau du primaire
• L’alphabétisation en première année du primaire se fait soit en allemand, soit en français, soit en anglais, soit en portugais, ce qui élimine l’obstacle de l’allemand pour certains et permet l’apprentissage des enfants dans la langue dans laquelle ils se sentent le plus à l’aise.
• Dès la première année du primaire, les enfants choisissent une deuxième langue (première langue étrangère) parmi l’allemand, l’anglais et le français.
n De la première année du primaire à la fin du cycle inférieur du secondaire, des cours obligatoires de luxembourgeois véhiculent les compétences langagières et les notions culturelles nécessaire à l’intégration de toutes les nationalités qui font la richesse du Luxembourg.
Au niveau du secondaire
n L’apprentissage de la troisième langue (deuxième langue étrangère) se fait dès la première année du secondaire. Donc à un âge plus jeune et offrant une année d’apprentissage supplémentaire de cette langue jusqu’au bac.
• L’apprentissage des mathématiques et des sciences naturelles se fait toujours dans la langue de la section ; cette mesure supprime la barrière linguistique et permet un apprentissage plus serein desdites matières.
• Des études à l’échelle internationale démontrent que tous les jeunes bénéficient d’un apprentissage commun jusqu’à l’âge de 15 ans. Or, l’offre européenne au secondaire est accessible aux ressortissants du primaire luxembourgeois orientés soit vers le classique soit vers le général, différence souvent fondée sur les seules compétences en allemand ou en français.
n Au cycle moyen du secondaire, l’offre européenne permet un vaste choix d’options visant à personaliser les apprentissages en vue d’un futur choix universitaire.
n Le cycle supérieur du secondaire offre le choix entre trois dominantes — arts et littérature, sciences naturelles et mathématiques, sciences humaines —, accompagnées d’un choix importants d’options. Ces modalités permettent tant de reproduire toutes les sections de l’enseignement classique luxembourgeois que de confectionner un parcours personalisé orienté vers des études universitaires ou supérieures très précises.
• De par son prestige, le baccalauréat européen n’a rien à envier au diplôme de fin d’études classiques luxembourgeois ; il offre l’atout supplémentaire d’être reconnu partout en Europe sans aucune autre formalité.

Tous ces éléments font que l’offre européenne répond au mieux à la situation sociale et linguistique de Luxembourg. L’offre est publique, donc gratuite; elle vise l’intégration sociale, démocratique et culturelle de tous, réaffirmant le rôle de l’école comme ascenseur social et moteur de l’esprit européen.